Ne rien casser avec une IA : le guide des trois filets

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Pour ne rien casser avec une IA, il faut trois protections posées d’avance : un outil de versions qui photographie chaque étape, des règles écrites qui lui interdisent de toucher à ce qui marche, et des barrières automatiques qui bloquent les suppressions. Après l’accident, il est déjà trop tard pour les installer.

Une IA casse vite, et sans le savoir

Une IA qui code modifie des dizaines de fichiers en quelques secondes, avec assurance, et annonce « c’est fait » sans avoir vérifié. La plupart du temps, tout va bien. Le reste du temps, tu découvres lundi que ce qui marchait vendredi ne marche plus — et elle ne se souvient même pas de ce qu’elle a touché.

On ne rend pas une IA infaillible. On rend ses erreurs réversibles et rares. Réversibles par le premier filet, rares par les deux autres.

Filet n° 1 — l’appareil photo du projet

Un outil de versions photographie l’ensemble de ton projet à chaque étape validée. Quelque chose casse ? Une commande, et tu es revenu à la photo d’avant — l’état exact, à la virgule près. Tu veux comprendre ? L’outil montre uniquement les lignes qui ont changé entre deux photos.

C’est le filet le plus important des trois, celui qui transforme une catastrophe en contretemps. Installation, mode d’emploi en trois demandes et test : sauvegarder avant de laisser l’IA travailler. À compléter d’une copie du projet ailleurs que sur ta machine — ce qui n’existe qu’à un seul endroit n’existe qu’à moitié.

Filet n° 2 — les règles qui rendent l’accident rare

La photo répare ; les règles préviennent. Trois lignes dans la fiche de consignes de ton IA suffisent à éliminer la majorité des casses :

« Ne réécris pas ce qui fonctionne, sauf si je le demande. » « Fais ce que je demande, rien de plus — signale le reste. » « Avant de modifier plus d’un fichier, montre-moi le plan et attends mon accord. »

La troisième est la plus puissante : un plan de cinq lignes te laisse voir venir la modification que tu n’avais pas demandée avant qu’elle soit appliquée. Comment écrire ces règles pour qu’elles tiennent : comment donner des consignes à une IA.

Filet n° 3 — les barrières qui bloquent l’irréparable

Une règle écrite peut être ignorée. Pas souvent — mais une suppression de dossier n’a pas besoin d’arriver souvent pour coûter des semaines.

D’où le troisième filet : des vérifications automatiques qui tournent avant chaque action risquée et qui la bloquent. Suppression massive, réécriture forcée de l’historique, effacement d’une base : refusés avant d’avoir lieu, sans demander son avis à l’IA. Et pour les cas où le blocage est un faux positif — tu veux vraiment supprimer ce dossier — la sortie est saine : tu fais le geste toi-même. Les actions irréversibles reviennent à l’humain.

Le jour où ça casse quand même

Aucun système n’élimine tout. Le jour venu, l’ordre des gestes compte plus que la vitesse : arrête de modifier, reviens à la dernière photo, regarde ce qui avait changé, et seulement ensuite redemande la modification — avec un plan cette fois. Le déroulé complet, y compris le cas sans outil de versions, est dans l’IA a cassé mon site, comment revenir en arrière.

Et le pire réflexe reste le plus naturel : taper « ça ne marche plus, répare ». Elle ne se souvient pas de l’état d’avant — elle va donc inventer une troisième version. Reviens en arrière d’abord, toujours.

L’ordre d’installation, pour finir

Si tu ne fais qu’une chose aujourd’hui : le filet n° 1. C’est celui qui sauve quand tout le reste a échoué. Les règles ensuite, les barrières après. Moins d’une heure en tout, zéro ligne de code — et la prochaine mauvaise soirée devient un retour en arrière de trente secondes.

Questions fréquentes

Elle a déjà cassé quelque chose, là, maintenant. Je fais quoi ?
Arrête de modifier, ne demande surtout pas « répare ». Si ton projet a un outil de versions, reviens à la dernière photo qui marchait, puis regarde ce qui avait changé. Sans outil de versions, restaure ta sauvegarde la plus récente — puis installe le filet avant de reprendre.
Pourquoi « répare » est le pire réflexe ?
Parce qu’elle ne se souvient pas de l’état d’avant. Elle reconstruit de mémoire quelque chose qui ressemble à l’original sans l’être, et tu te retrouves avec une troisième version, ni la bonne ni la cassée. Le problème devient introuvable.
Les trois filets, c’est long à installer ?
Trente minutes pour l’outil de versions et la copie ailleurs, dix pour les règles, dix pour les barrières. Moins d’une heure au total, et c’est un investissement qui se rembourse à la première alerte.

Sources

  1. Documentation Git — annuler des actions — consultée le